Initiateur du "web 2.0", Tim O'Reilly semble avoir décidé de tirer un maximum de valeur de ce concept en déposant la marque "web 2.0 *event*" (event = conference, séminaire, ...). Un maximum de valeur quitte à déclencher l'ire de ses plus fervents supporters. "Les web 2.0 conferences/ séminaires/ pique-niques" à peine naissants çà et là dans le monde n'ont qu'à bien se tenir. Les organisateurs de la "Web 2.0 Conference" de Cork, évènement à but non lucratif, en ont fait les frais : Les avocats de Tim O'Reilly ont sauté sur le dos des méchants organisateurs qui utilisent sa marque. Ouhhh, c'est pas très communautaire çà. Les critiques acerbes fusent. Surtout en mode web 2.0 fondé sur le principe du "power to the users", "on lèche, on lâche, on lynche" (spécial dédicace aux amateurs du groupe Trust). Ca sent la boulette 1.0 ou 2.0. La leçon : faut savoir s'arréter à temps avant de ripper pour conserver sa mise... Comment Tim O'Reilly va-t-il s'en sortir ? Dans la dignité ? Pas sûr. On en parle ici, ici et là.

Après le web 2.0, passons au web 3.0. Malgré les rumeurs autour de l'application Lozzt (;o), le web 3.0 n'existe pas encore. Pourtant, il fait déjà l'objet de sérieuses spéculations. Un des inventeurs du World Wide Web, Tim Berners-Lee voit un web 3.0 sémantique à horizon de 5 à 10 ans :

I think maybe when you've got an overlay of scalable vector graphics - everything rippling and folding and looking misty - on Web 2.0 and access to a semantic Web integrated across a huge space of data, you'll have access to an unbelievable data resource.